(Tenez bon, demain il y aura des images de bord de mer)
En effet, ici au pays de la liberté, nous avons 66 chaînes.
Malheureusement, cela comprend:
deux chaînes religieuses, une catholique
une autre montre une suite de preachers plus étonnants les uns que les autres;
deux chaînes hispanophones, où on peut voir des telenovelas très dramatiques;
deux chaînes de télé-achats;
cinq d'infos continues, dont la redoutable Fox News, qu'on pourrait classer dans la catégorie précédente. C'est un perpétuel infomercial contre le parti démocrate, et contre Obama en particulier;
des niaiseries, comme TRUtv, suite de téléréalités et de vidéos d'amateurs dont beaucoup du style: comment je suis coincé (écrire ici une partie du corps) dans le moulin à café;
cinq chaînes de sport, ou on peut voir n'importe quand un ou plusieurs matches de basket universitaire ou pro. On voit plus de hockey que prévu cependant, environ cinq matches par semaine. Mais disons que Diane n'aime pas tellement le basket universitaire. Alors que moi, je fréquente le basque universitaire.
Mais nous sommes sauvés du désert complet par PBS (quoi de mieux qu'un documentaire sur Benny Goodman),
History, et surtout Golf Channel (où vous me verrez peut-être demain, je vais assister à une ronde d'un tournoi de grands pros à 20kms d'ici) ! Et aussi des canaux de vieux films. Vraiment vieux.
L'an prochain, nous empruntons autant de DVDs que possible avant de partir.
Et toutes ces photos d'écran ont été prises en deux minutes, on n'a vraiment pas à chercher longtemps.
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mercredi 16 mars 2011
samedi 12 mars 2011
All wright
Hier, grosse sortie culturelle, très attendue. Visite d’une exposition permanente de bâtiments conçus par le grand architecte Frank Lloyd Wright (1867-1959), au Florida Southern College. On notera d’ailleurs que les initiales de l’artiste, FL, sont les mêmes que celles de l’état. Par contre, aucun lien de parenté avec la célèbre tour.
Il est connu pour avoir conçu un certain nombre de maisons privées, dont la plus connue est sans doute celle-ci (Falling Waters).
Il a aussi fait le musée Guggenheim de New-York,
des vitraux
et des meubles.
Le président de cette université peu connue a pris le téléphone en 1938 et a dit à F.L. Wright qu’il aimerait qu’il soit son architecte. FLW était déjà très connu et très cher, mais il a accepté. On ne sait pas pourquoi. Les principaux bâtiments à visiter sont l’ancienne salle de lecture, la promenade, l’église, une chapelle et une fontaine. Beaucoup de photos ici...
Premièrement, la salle de lecture, conçue pour que l’étudiant qui y arrive voit tout le monde, et puisse choisir à côté de qui s’asseoir.
La promenade, longue de 2km, relie tous les autres bâtiments de FLW. Elle protège du soleil ou de la pluie, deux dangers potentiels ici. Les piliers représentent des orangers. Ils sont disposés à peu près à la même distance que les arbres dans les orangeraies. De plus, la forme triangulaire du tronc favorise la circulation de l’air, encore une façon de rafraîchir les passants.
La pente du toit de la promenade épouse celle du terrain, ce qui fait que le toit semble disparaitre, vu du haut.
L’église est la création la plus impressionnante, et on la voit souvent dans les livres sur FLW. Un des principes de Wright, c’est d'écraser le visiteur à l’entrée, et de l’inciter à avancer pour se libérer de cette pression. Ainsi, ses entrées sont presque toujours basses et on s’y sent inconfortable. Alors, on avance. Dans cette église, on est récompensé par l’apparition graduelle du volume intérieur à mesure qu’on avance dans la première allée.
Les briques ajourées (voir plus loin) comportent des vitraux petits et très petits.
Étonnant, même du côté nord, où il n’y a pas de soleil, la lumière est quand même très présente.
Une toute petite chapelle a été ajoutée, parce que certains trouvaient que l’église principale ne faisait pas assez religieuse.
La fontaine s'appelle Water Dome. À l'origine, les jets se rejoignaient pour former un dôme. Actuellement, ds restrictions de l'état sur l'utilisation de l'eau font que nous n'avons droit qu'à une version réduite.
Enfin, quelques notes sur la petite histoire. Cette petite université n’avait pas les moyens de se payer ni FLW, ni la construction. Wright a accepté de le faire pour rien. Ensuite, il a conçu des moules dans lesquels on a fabriqué des grosses briques qu’on a assemblées pour faire les murs extérieurs et intérieurs. Il y en a quelques modèles, mais ils sont tous de la même taille et s’imbriquent les uns dans les autres. La magie de ces blocs, c’est que la sable et l’eau se trouvent partout gratuitement en Floride, et qu’on a demandé à des étudiants de les fabriquer et de les assembler (en échange de leur frais de scolarité). Résultat : coûts minimes.
Enfin, notre guide, Christopher.
Il est connu pour avoir conçu un certain nombre de maisons privées, dont la plus connue est sans doute celle-ci (Falling Waters).
Il a aussi fait le musée Guggenheim de New-York,
des vitraux
et des meubles.
Le président de cette université peu connue a pris le téléphone en 1938 et a dit à F.L. Wright qu’il aimerait qu’il soit son architecte. FLW était déjà très connu et très cher, mais il a accepté. On ne sait pas pourquoi. Les principaux bâtiments à visiter sont l’ancienne salle de lecture, la promenade, l’église, une chapelle et une fontaine. Beaucoup de photos ici...
Premièrement, la salle de lecture, conçue pour que l’étudiant qui y arrive voit tout le monde, et puisse choisir à côté de qui s’asseoir.
La promenade, longue de 2km, relie tous les autres bâtiments de FLW. Elle protège du soleil ou de la pluie, deux dangers potentiels ici. Les piliers représentent des orangers. Ils sont disposés à peu près à la même distance que les arbres dans les orangeraies. De plus, la forme triangulaire du tronc favorise la circulation de l’air, encore une façon de rafraîchir les passants.
La pente du toit de la promenade épouse celle du terrain, ce qui fait que le toit semble disparaitre, vu du haut.
L’église est la création la plus impressionnante, et on la voit souvent dans les livres sur FLW. Un des principes de Wright, c’est d'écraser le visiteur à l’entrée, et de l’inciter à avancer pour se libérer de cette pression. Ainsi, ses entrées sont presque toujours basses et on s’y sent inconfortable. Alors, on avance. Dans cette église, on est récompensé par l’apparition graduelle du volume intérieur à mesure qu’on avance dans la première allée.
Les briques ajourées (voir plus loin) comportent des vitraux petits et très petits.
Étonnant, même du côté nord, où il n’y a pas de soleil, la lumière est quand même très présente.
Une toute petite chapelle a été ajoutée, parce que certains trouvaient que l’église principale ne faisait pas assez religieuse.
La fontaine s'appelle Water Dome. À l'origine, les jets se rejoignaient pour former un dôme. Actuellement, ds restrictions de l'état sur l'utilisation de l'eau font que nous n'avons droit qu'à une version réduite.
Enfin, quelques notes sur la petite histoire. Cette petite université n’avait pas les moyens de se payer ni FLW, ni la construction. Wright a accepté de le faire pour rien. Ensuite, il a conçu des moules dans lesquels on a fabriqué des grosses briques qu’on a assemblées pour faire les murs extérieurs et intérieurs. Il y en a quelques modèles, mais ils sont tous de la même taille et s’imbriquent les uns dans les autres. La magie de ces blocs, c’est que la sable et l’eau se trouvent partout gratuitement en Floride, et qu’on a demandé à des étudiants de les fabriquer et de les assembler (en échange de leur frais de scolarité). Résultat : coûts minimes.
Enfin, notre guide, Christopher.
jeudi 10 mars 2011
Silencieux et rieuse!
Hier, installation de pneus et vérification de silencieux. Mon garagiste à St-Hubert m’avait appris qu'il faudrait changer les pneus dans quelques milliers de kilomètres, et Diane m’a annoncé que l’auto faisait du bruit. Alors, comme j'écoute mon garagiste et Diane, je m'en occupe.
Dale, qui parle un français surprenant pour la région, est à l’accueil du Tire Plus. Quand on sort, on sort. On m’a évidemment fait des rabais formidables, pour moi seulement. J’en profite pour travailler. Surprise, on m’apprend que le silencieux n’a pas à être changé. Le bruit qu’on entend viendrait de l’usure causée par la rouille à un des joints du système d’échappement. Pas souvent qu’on refuse de faire une opération payante dans un garage! Finalement, je reviens lundi pour une tentative d’éliminer le bruit.
Complément d’aujourd’hui : la mouette rieuse. En fait, c'est la mouette à tête noire, qu'on voit en Amérique, sauf exception. On ne la confondrait pas avec la tourterelle triste, et on la distingue des autres mouettes à ses ailes foncées.
Elle porte le chapeau gris et blanc en hiver, et change de tête au printemps, comme on le voit sur la séquence qui suit.
Je crois qu'elle prend le noir sur sa patte droite.
Beaucoup d’entre nous connaissent cette espèce parce que Gaston Lagaffe en possède une, et pas si rieuse d’ailleurs.
Quelle différence y a-t-il entre mouette et goéland ? Aucun goéland n'a de chapeau, et tous les goélands que je connais sont plus grands que les mouettes. En anglais, on utilise le terme Gull pour tout ce monde. Chez nous, on voit des goélands à bec cerclé, reconnaissables à leur bec cerclé.
Ici, on voit aussi des goélands argentés. Ceux-là n'ont pas besoin de fouiner autour des touristes pour manger, et ils n'ont pas le bec cerclé:
Si vous voulez vraiment tout savoir, on peut aussi confondre mouettes et sternes. Celles qu'on voit ici le plus souvent sont les sternes royales.
Dale, qui parle un français surprenant pour la région, est à l’accueil du Tire Plus. Quand on sort, on sort. On m’a évidemment fait des rabais formidables, pour moi seulement. J’en profite pour travailler. Surprise, on m’apprend que le silencieux n’a pas à être changé. Le bruit qu’on entend viendrait de l’usure causée par la rouille à un des joints du système d’échappement. Pas souvent qu’on refuse de faire une opération payante dans un garage! Finalement, je reviens lundi pour une tentative d’éliminer le bruit.
Complément d’aujourd’hui : la mouette rieuse. En fait, c'est la mouette à tête noire, qu'on voit en Amérique, sauf exception. On ne la confondrait pas avec la tourterelle triste, et on la distingue des autres mouettes à ses ailes foncées.
Elle porte le chapeau gris et blanc en hiver, et change de tête au printemps, comme on le voit sur la séquence qui suit.
Je crois qu'elle prend le noir sur sa patte droite.
Beaucoup d’entre nous connaissent cette espèce parce que Gaston Lagaffe en possède une, et pas si rieuse d’ailleurs.
Quelle différence y a-t-il entre mouette et goéland ? Aucun goéland n'a de chapeau, et tous les goélands que je connais sont plus grands que les mouettes. En anglais, on utilise le terme Gull pour tout ce monde. Chez nous, on voit des goélands à bec cerclé, reconnaissables à leur bec cerclé.
Ici, on voit aussi des goélands argentés. Ceux-là n'ont pas besoin de fouiner autour des touristes pour manger, et ils n'ont pas le bec cerclé:
Si vous voulez vraiment tout savoir, on peut aussi confondre mouettes et sternes. Celles qu'on voit ici le plus souvent sont les sternes royales.
mardi 8 mars 2011
Le grand héron.
Voilà une espèce qu’on voit de plus en plus chez nous. À la campagne, mais même autour de l’Île des Sœurs.
Vous me direz si c’est un grand héron, il doit y avoir de petits hérons ? Non, il n’y en a pas. Par contre, il y a des aigrettes bleues, qu’on appelle en anglais Little Blue Heron.
C’est à peu près la moitié de la taille d’un grand héron, et c’est indéniablement bleu. Alors qu’un grand héron, c’est plutôt gris et blanc. Les anglophones appellent aussi héron le bihoreau violacé (Yellow-Crowned Night-Heron) que nous avons vu de nos yeux dans un parc près de la mer (pas une de nos photos):
Et le bihoreau à couronne noire (Black Crowned Night-Heron) (pas un dessin fait par moi):
Si vous lisez toujours, vous remarquerez que le nom anglais correspond effectivement à une différence dans la couleur de la tête : noire chez le premier, jaune pour le second. Les deux espèces passent l’hiver en Floride.
Alors, pourquoi s’embarrasser de qualifier le héron de grand ? Parce qu’il y a aussi le héron vert, qui ne s'appelle évidemment pas héron en anglais, mais American Bittern. (encore pas de nous...):
Contrairement au perroquet, au mainate ou au moqueur, le grand héron ne peut pas imiter les sons émis par d’autres espèces d’animaux. Cependant, il peut mimer presque parfaitement certains gestes et postures :
Vous me direz si c’est un grand héron, il doit y avoir de petits hérons ? Non, il n’y en a pas. Par contre, il y a des aigrettes bleues, qu’on appelle en anglais Little Blue Heron.
C’est à peu près la moitié de la taille d’un grand héron, et c’est indéniablement bleu. Alors qu’un grand héron, c’est plutôt gris et blanc. Les anglophones appellent aussi héron le bihoreau violacé (Yellow-Crowned Night-Heron) que nous avons vu de nos yeux dans un parc près de la mer (pas une de nos photos):
Et le bihoreau à couronne noire (Black Crowned Night-Heron) (pas un dessin fait par moi):
Si vous lisez toujours, vous remarquerez que le nom anglais correspond effectivement à une différence dans la couleur de la tête : noire chez le premier, jaune pour le second. Les deux espèces passent l’hiver en Floride.
Alors, pourquoi s’embarrasser de qualifier le héron de grand ? Parce qu’il y a aussi le héron vert, qui ne s'appelle évidemment pas héron en anglais, mais American Bittern. (encore pas de nous...):
Contrairement au perroquet, au mainate ou au moqueur, le grand héron ne peut pas imiter les sons émis par d’autres espèces d’animaux. Cependant, il peut mimer presque parfaitement certains gestes et postures :
dimanche 6 mars 2011
Je sais que beaucoup attendaient un rapport sur la spatule rosée, voire craignaient que ça n’arrive jamais.
Comme tout le monde le sait, cet oiseau fait partie de la famille des Threskiornithidae. Cependant, le nom finlandais de la spatule rosée est peut-être moins connu: Ruusukapustahaikara. Au fait, est-ce que je vous ai déjà prononcé le nom du volcan islandais ?
Revenons à nos spatules. Ce sont des échassiers, des oiseaux à grandes pattes. Ça mange des grenouilles et des poissons trouvés en se promenant dans l’eau peu profonde.
On en voit régulièrement, comme celle-ci que j’ai photographiée au golf.
Un des endroits où on peut en voir le plus est le "Ding" Darling National Wildlife Refuge, situé sur une île à une centaine de Kms au sud d’ici.
Enfin, on ne craint pas pour la survie de l’espèce, mais c’est une spatule rosée qui ouvre le défilé de la fierté gaie à Tampa cette année.
Comme tout le monde le sait, cet oiseau fait partie de la famille des Threskiornithidae. Cependant, le nom finlandais de la spatule rosée est peut-être moins connu: Ruusukapustahaikara. Au fait, est-ce que je vous ai déjà prononcé le nom du volcan islandais ?
Revenons à nos spatules. Ce sont des échassiers, des oiseaux à grandes pattes. Ça mange des grenouilles et des poissons trouvés en se promenant dans l’eau peu profonde.
On en voit régulièrement, comme celle-ci que j’ai photographiée au golf.
Un des endroits où on peut en voir le plus est le "Ding" Darling National Wildlife Refuge, situé sur une île à une centaine de Kms au sud d’ici.
Enfin, on ne craint pas pour la survie de l’espèce, mais c’est une spatule rosée qui ouvre le défilé de la fierté gaie à Tampa cette année.
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