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dimanche 20 mars 2011

On célèbre notre achat

Aujourd'hui, pour célébrer notre acquisition et notre départ prochain, la communauté du Grand Venezia a organisé une grande fête. On a profité de l'occasion pour marquer l'ouverture officielle du clubhouse et de la piscine. Nous avons su rester dans l'ombre malgré les circonstances.



Un couple de voisins, Anna et Fred, de Toronto.


Il y a eu des animateurs et les discours.


On avait quand même préparé un prix pour nous.


Enfin, quelques images de la super lune se levant sur la baie. Vous avez peut-être vu dans le journal ou à la télé qu'on appelle super lune une pleine lune qui se produit alors que la lune est à son plus près de la terre.




samedi 19 mars 2011

Loiselle et (surtout) Dupuis tombés sur la tête.

Nous nous apprêtons à acheter un condo à South Pasadena, à côté de St-Petersburg.
Cela nous a occupés pas mal ces dernières semaines. Recherche sur Internet, balades dans divers quartiers, visites en personne, stress surtout. Ce sont de beaux problèmes en fait.
Nous avons fait une liste de critères :
Deux chambres à coucher, deux toilettes, près d’un terrain de golf, plus près de la mer, pas dans une communauté réservée aux 55 ans et plus.
Celui que nous avons choisi ?
Une chambre à coucher, une toilette, loin des terrains de golf, et dans une communauté 55+, et, contrairement au complexe où nous sommes cette année, le bâtiment où se trouve ce condo n’a aucun intérêt. Comme quoi ces critères, ça ne vaut rien.
Nous l’avons trouvé par hasard comme il se doit. Comme on aime à le dire dans ces circonstances, nous savions en y entrant que c’était le bon. De la porte d’entrée, on a vue sur une petite baie, partie de la plus grande Boca Ciega (bouche fermée je crois) qui elle-même fait partie de la grande Baie de Tampa. Le reste est plutôt modeste(quand même, 1068 pi.2, 99m2), mais très propre et/ou refait très récemment, qualité indispensable. Un autre élément séduisant, c’est ce qui s’appelle le Florida room, espèce de balcon intérieur vitré, qui donne justement sur la baie et le quai commun. Autre très grande qualité, c’est à deux ou trois kilomètres de la plage de St-Pete. Nous savons que la plage est notre endroit favori. Comme je le disais, la liste de critères ne veut rien dire, c’est l’amour qui compte.
Sur la photo du haut des airs du blog d’hier, c’est le bâtiment à droite de celui qui est encadré en jaune.
Quelques images, tirées du site de l’agent du vendeur. J’en ajouterai quand nous y retournerons:







Quelques photos prises il y a quelques heures, autour de "notre" quai:




Quelques mots sur la communauté de 55 ans et plus. On en voit beaucoup dans les environs. Je dois admettre que ce n'est pas la perspective la plus réjouissante, et que ça fait partie des efforts d'adaptation que nous devons faire pas la force des choses. Nous ne croyons pa en la négation pure et simple. Quand même, certains sites clôturés que nous avons vus étaient franchement déprimants. Celui que nous avons choisi est ouvert, ce qui est déjà mieux.
On dit 55+, mais la moyenne d'âge n'est pas 57 ans, évidemment. Alors si les premières personnes qu'on y rencontre ont 94 ans, on se dit qu'on est pas à notre place. Où nous allons, nous avons surtout croisé des gens en forme et amusants. Autre facteur important, nos enfants ont le droit d'y aller, et nous pensons qu'ils ne s'y sentiraient pas dans un autre monde, puisque c'est ouvert et qu'ils passeraient très peu de temps, voire pas du tout, dans les lieux communautaires. À la plage, la moyenne d'âge est pas mal plus basse.
Il faut admettre aussi qu'à 60 ans (ok, pas encore), nous sommes pas mal 55+ nous-mêmes. Si je suis assez brave, je vais faire une chronique là-dessus, ou nous en parlerons en personne.

jeudi 17 mars 2011

Un beau coin

Ces derniers jours, nous avons fréquenté South Pasadena, petite banlieue maritime de St-Pete, sur la baie de Boca Ciega. Plus réjouissant que la télé.



La ligne jaune ne signifie rien.
Sur la plage de St-Pete, beaucoup de jeunes en Spring Break. Ils boivent de la bière, et se mettent à parler fort et à crier. Nous sommes plutôt allés à Treasure Island, qui est une plage beaucoup plus paisible. Certains coins sont couverts de petits coquillages.





mercredi 16 mars 2011

plus on a de chaînes, plus on est libre

(Tenez bon, demain il y aura des images de bord de mer)

En effet, ici au pays de la liberté, nous avons 66 chaînes.
Malheureusement, cela comprend:
deux chaînes religieuses, une catholique


une autre montre une suite de preachers plus étonnants les uns que les autres;


deux chaînes hispanophones, où on peut voir des telenovelas très dramatiques;


deux chaînes de télé-achats;
cinq d'infos continues, dont la redoutable Fox News, qu'on pourrait classer dans la catégorie précédente. C'est un perpétuel infomercial contre le parti démocrate, et contre Obama en particulier;
des niaiseries, comme TRUtv, suite de téléréalités et de vidéos d'amateurs dont beaucoup du style: comment je suis coincé (écrire ici une partie du corps) dans le moulin à café;
cinq chaînes de sport, ou on peut voir n'importe quand un ou plusieurs matches de basket universitaire ou pro. On voit plus de hockey que prévu cependant, environ cinq matches par semaine. Mais disons que Diane n'aime pas tellement le basket universitaire. Alors que moi, je fréquente le basque universitaire.



Mais nous sommes sauvés du désert complet par PBS (quoi de mieux qu'un documentaire sur Benny Goodman),


History, et surtout Golf Channel (où vous me verrez peut-être demain, je vais assister à une ronde d'un tournoi de grands pros à 20kms d'ici) ! Et aussi des canaux de vieux films. Vraiment vieux.


L'an prochain, nous empruntons autant de DVDs que possible avant de partir.
Et toutes ces photos d'écran ont été prises en deux minutes, on n'a vraiment pas à chercher longtemps.

samedi 12 mars 2011

All wright

Hier, grosse sortie culturelle, très attendue. Visite d’une exposition permanente de bâtiments conçus par le grand architecte Frank Lloyd Wright (1867-1959), au Florida Southern College. On notera d’ailleurs que les initiales de l’artiste, FL, sont les mêmes que celles de l’état. Par contre, aucun lien de parenté avec la célèbre tour.


Il est connu pour avoir conçu un certain nombre de maisons privées, dont la plus connue est sans doute celle-ci (Falling Waters).


Il a aussi fait le musée Guggenheim de New-York,


des vitraux


et des meubles.


Le président de cette université peu connue a pris le téléphone en 1938 et a dit à F.L. Wright qu’il aimerait qu’il soit son architecte. FLW était déjà très connu et très cher, mais il a accepté. On ne sait pas pourquoi. Les principaux bâtiments à visiter sont l’ancienne salle de lecture, la promenade, l’église, une chapelle et une fontaine. Beaucoup de photos ici...
Premièrement, la salle de lecture, conçue pour que l’étudiant qui y arrive voit tout le monde, et puisse choisir à côté de qui s’asseoir.




La promenade, longue de 2km, relie tous les autres bâtiments de FLW. Elle protège du soleil ou de la pluie, deux dangers potentiels ici. Les piliers représentent des orangers. Ils sont disposés à peu près à la même distance que les arbres dans les orangeraies. De plus, la forme triangulaire du tronc favorise la circulation de l’air, encore une façon de rafraîchir les passants.




La pente du toit de la promenade épouse celle du terrain, ce qui fait que le toit semble disparaitre, vu du haut.


L’église est la création la plus impressionnante, et on la voit souvent dans les livres sur FLW. Un des principes de Wright, c’est d'écraser le visiteur à l’entrée, et de l’inciter à avancer pour se libérer de cette pression. Ainsi, ses entrées sont presque toujours basses et on s’y sent inconfortable. Alors, on avance. Dans cette église, on est récompensé par l’apparition graduelle du volume intérieur à mesure qu’on avance dans la première allée.






Les briques ajourées (voir plus loin) comportent des vitraux petits et très petits.


Étonnant, même du côté nord, où il n’y a pas de soleil, la lumière est quand même très présente.


Une toute petite chapelle a été ajoutée, parce que certains trouvaient que l’église principale ne faisait pas assez religieuse.



La fontaine s'appelle Water Dome. À l'origine, les jets se rejoignaient pour former un dôme. Actuellement, ds restrictions de l'état sur l'utilisation de l'eau font que nous n'avons droit qu'à une version réduite.



Enfin, quelques notes sur la petite histoire. Cette petite université n’avait pas les moyens de se payer ni FLW, ni la construction. Wright a accepté de le faire pour rien. Ensuite, il a conçu des moules dans lesquels on a fabriqué des grosses briques qu’on a assemblées pour faire les murs extérieurs et intérieurs. Il y en a quelques modèles, mais ils sont tous de la même taille et s’imbriquent les uns dans les autres. La magie de ces blocs, c’est que la sable et l’eau se trouvent partout gratuitement en Floride, et qu’on a demandé à des étudiants de les fabriquer et de les assembler (en échange de leur frais de scolarité). Résultat : coûts minimes.



Enfin, notre guide, Christopher.