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dimanche 29 janvier 2012

Il ne faut pas confondre tourisme et émigration.

Pardonnez ce silence.

C'est l'histoire d'un gars qui arrive devant Saint-Pierre. Celui-ci lui demande s'il veut aller au ciel ou en enfer. Étonné d'avoir le choix, le loustic demande à visiter d'abord. Au ciel, c'est paisible, on s’assoit sur des nuages, on chante des cantiques. En enfer, c'est le club Med : la plage, les drinks, les belles filles, etc. Le type dit alors à St-Pierre qu'il choisit l'enfer. Vous êtes certain? Bien sûr. Comme vous voulez. Alors le nouveau retourne en enfer, et alors on l'enchaîne, on le fouette, il fait 60 Celsius, et il doit pelleter du charbon 17 heures par jour. Évidemment notre héros se plaint : ce n'est pas du tout ce qu'on m'avait montré. Lucifer de répondre : mon ami, il ne faut pas confondre tourisme et émigration.

L'an dernier, nous étions locataires, on ne nous a rien demandé. Cette année, nous sommes propriétaires. On m'a demandé de participer à l'activité de nettoyage des corridors. Comme c'est la Floride, les dits corridors sont à l'air libre, et ils se salissent. Surtout qu'ils n'ont probablement jamais été nettoyés.

Comme ce blog se veut en partie pédagogique, et je vous sens impatient de savoir comment on fait, le processus consiste à : souffler les détritus volatils avec une souffleuse à feuilles, appliquer un mélange javellisé sur les taches et les frotter les taches, gratter les gommes sur le sol et dans les marches, faire le nettoyage proprement dit (et fait) avec une machine à pression de qualité industrielle. Passionnant, je vous l'avait dit.

En tout cas, il y a un pecking order ("chaîne de dénigrement" selon le Grand dictionnaire!) : gratter les gommes, javelliser, frotter, souffler et nettoyer. Vu la situation, j'ai eu droit aux tâches les plus nobles assez souvent merci.





Comme il y a deux côtés et trois étages, j'en ai eu, avec de l'aide, mais plutôt buissonnière, pour cinq heures lundi et autant mardi. Je pense avoir la paix pour quelques semaines, à moins qu'on ne trouve qu'on ne peut pas se passer d'un tel travailleur.



Le blog devrait être plus régulier dorénavant, j'ai deux autres sujets en banque : la lecture et le vélo.

vendredi 13 janvier 2012

Trop cool!

Vague de frais. Aujourd’hui, pas plus de 15, et pire demain, 14. Bon, je sais qu’il a fait plutôt mauvais chez nous, alors nous avons moins de peine.

Voici la vue de notre balcon, véranda ou lanai, comme on veut. Lanai est un mot hawaïen qui désigne un patio recouvert. Il provient d’une des îles de l’archipel : http://en.wikipedia.org/wiki/Lanai. C’est le mot employé ici, bien que nous soyons quand même assez loin d’Hawaï. Véranda désigne à peu près la même chose, mais provient de l’indien (d’Inde). Si vous insistez, balcon vient de l’italien balcone, mais en réalité, notre affaire n’est pas tellement un balcon; ça en joue le rôle seulement.


À 2-3 minutes de marche de chez nous (mais c’est sur le plat, alors pas trop difficile), il y a ce banc, sur lequel nous avons passé déjà quelques longues minutes de lecture.


Quand il fera plus chaud, j’utiliserai plutôt cette gloriette, kiosque ou gazebo, comme on veut. Gazebo provient de rien du tout. Kiosque provient du turc, et gloriette, du français.


C'est comme une véranda, mais détachée...
Diane utilise «georgette », qui provient de « Et Dieu créa Laflaque ». (1)

(1) Émission satirique québécoise, comparable aux Guignols de l’info

mardi 10 janvier 2012

Décrocher la lune

Bonjour les amis, bienvenue à l’édition 2012 de Loiselle Dupuis en Floride.
Bon, je n’ai pas de grandiose rubrique aujourd’hui, seulement exprimer notre soulagement d’être arrivés, de plus en plus installés, et surtout notre bonheur de faire ce que nous faisons. Je comprends que d’autres aiment l’hiver, choisissent de faire autre chose, etc. Ça ne me dérange pas, et je souhaite que chacun fasse justement ce qui le rend heureux.
Mais pour nous, fuir l’hiver dans un bel endroit, et travailler la moitié de ce que je fais habituellement, c’est le bonheur, c’est décrocher la lune.
Le hasard ayant bien voulu contribuer au thème, c’était la pleine lune hier soir, et nous avons pris quelques images de l’événement et de son reflet dans la baie de Tampa.

lundi 11 avril 2011

On sort de notre retraite.

Bonjour à toutes et à tous.
C'est le dernier soir. Nous partons finalement demain.
Nous avons profité de quelques belles journées de plus, et nous évitons du mauvais temps le long du chemin de retour.
Comme vous vous en doutez à la lecture de mes petites chroniques, nous avons été plus que contents de notre séjour. Mais il y a plus. C'était pas mal une répétition de ce que pourrait être nos hivers à venir. Cela implique que je prenne ma retraite. Pas une décision si facile, mais notre séjour m'a permis de voir que, si je ne suis pas tout-à-fait prêt encore, je serai probablement capable d'en faire un succès.
Une des difficultés, c'est l'absence de toutes ces autres personnes que j'aime. Pour Diane, c'est encore pire, elle doit être tout le temps avec moi. Une chance qu'il y a le golf pour la libérer un peu.
Pour ma part, l'augmentation régulière du nombre de visiteurs m'a donné l'impression que vous étiez pas trop loin.
À bientôt.


Avec tout ça, je n'ai pas eu le temps de vous parler des pélicans.

dimanche 10 avril 2011

L'aigrette

Bonjour. Aujourd'hui nous parlons d'aigrettes.On en voit surtout, seulement en fait, de deux espèces. La grande aigrette et l'aigrette neigeuse, sans doute un snow bird*. Ces oiseaux, comme l'ibis, vivent dans les marais et les points d'eau douce. On ne les voit pas au bord de la mer.

Grande aigrette



Aigrette neigeuse.

On remarquera que l'aigrette neigeuse a choisi de placer du noir sur son bec, et du jaune sur des pattes. Le contraire de la grande aigrette quoi.
Les aigrettes se promènent tranquillement, parfois tout près des autos ou des gens.
On peut dire que c'est un oiseau qui vit sa vie d'aigrette**.

*On appelle snow birds les personnes qui quittent les régions froides du nord pour passer l'hiver dans les états du Sud, Floride, Arizona, etc.

** Dans une comédie musicale québécoise des années '80, une des chansons les plus populaires s'appelait "Je vis ma vinaigrette".

Aujourd'hui, j'ai fini mon Stilton. (Voir chronique du 3 février).

jeudi 7 avril 2011

C'est fait

Bonjour. La cérémonie de prise de possession a eu lieu aujourd'hui. Nous avons la clé.
En plus des photos déjà montrées, voici une vue de notre pavillon, avec Diane devant notre partie: le balcon grillagé et les trois fenêtres à gauche (le salon). Aussi quelques photos du bord de l'eau à quelques pas de notre porte.
Nous sommes pas mal contents de nous.






Et une autre vue du complexe à la brunante.

Il ne nous reste que quelques jours ici. Le départ est maintenant prévu pour ce dimanche. Je vais devoir solder quelques sujets que j'avais en réserve.
En attendant, quelques autres photos de notre sortie de dimanche dernier. D'abord une magnifique plage: Pass-a-grille (prononcer à l'espagnole), au sud de St-Pete.


Lunch dans un resto qui ne payait pas de mine, mais bien placé.





Petit arrêt pour regarder passer les bateaux sur l'intercoastal.


Une bonne fois, je vais vous parler des pélicans.

vendredi 1 avril 2011

Changement de titres.

Moi qui croyait pêcher l'an prochain dans le Boca Ciega, ce sera plutôt la baie de Tampa.
En effet, deux nouvelles aujourd'hui, une assez grosse, une moins.
D'abord, nous achetons bien un condo, mais pas celui dont j'ai parlé il y a deux semaines. Pour diverses raisons, nous avons laissé tomber celui-là. Une des raisons est qu'un appartement qui nous convient est devenu disponible au complexe où nous sommes cet hiver (voir chronique du 16 février "où nous sommes"). Nous avons signé le contrat avec les vendeurs aujourd'hui même, et les titres devraient être transférés d'ici une semaine. Financièrement comparable, prise plus intéressante. Quelques photos ?

Le couple de qui nous achetons, Mary et Ramon.









Autre nouvelle ? Nous ne sommes pas partis. Nous restons au moins jusqu'à la fin de semaine prochaine. Il fait beau, il ne fait pas si beau chez nous, le reste pouvait attendre. Quand même, vous nous manquez toutes et tous.