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jeudi 31 janvier 2013
Le lancement 2013.
Rebonjour lecteurs.trices. C'est encore moi. Voici le lancement de la saison 2013 des aventures Loiselle Dupuis en Floride. Il s'agit du lancement d'une fusée Atlas V (comme notre Prius finalement), auquel je suis allé assister en personne avec mon ami Dong-Chen, professeur à Sherbrooke et de qui nous avions loué le condo il y a deux ans.
Donc, comme nous sommes à Clearwater sur la côte ouest et que Cape Canaveral est sur la côte est, nous avons traversé la Floride sur sa largeur hier après-midi. C'est du A gulfe jusque ad mare, comme on dirait chez nous. 240 km aller, autant retour (évidemment), et le temps de trouver un resto sur place pour manger et observer le lancement, tout s'est bien passé.
Nous avons partagé une table avec des personnes sympathiques et intéressantes. Je vous présente donc Kellie Gilbert, représentante auprès de médecins dans le domaine des produits revaléskin (anti-vieillissement de la peau), et Robert, qui œuvre dans le domaine des alertes publiques (ouragans, tornades, etc.). L'autre personne, c'est soit Dong-Chen, soit moi...
J'ai bien tenté de prendre quelques photos de la fusée en vol, mais c'est très difficile sans préparation savante. Voici donc quelques photos professionnelles, mais du bon événement, et même un lien à une vidéo de l'événement(http://www.youtube.com/watch?v=aPVz1OmeLQs). On ne nous voit pas sur la vidéo.
Au tout premier instant:
Ce que nous avons vraiment vu:
Ce que certains on vu:
Au revoir.
mercredi 29 février 2012
La soirée du hockey.
Première visite au Tampa Bay Times Forum hier soir. Nous reviendrons sur cette ambiance de camps romains à la Astérix qu'il y a dans la région dans une autre chronique.
Le Canadien a profité du passage de Laurence pour continuer leur propre grève dans la région.* Ils ont joué hier, je ne me souviens plus contre qui.
Comme il est possible de trouver sur Internet des billets de revendeur à des prix incroyables, nous avons cru bon de nous en procurer. Diane a opté pour la maison, de peur de vivre trop d'émotions fortes. Nous avons payé chacun 12$ notre billet, plus les frais habituels d'achat par Internet. En tout 35$ pour deux, plus 10$ de stationnement. À Montréal, on peut avoir le stationnement et une bière pour ce prix.
Mona Laurencia qui sourit de la sortie:
Bon, grosse sortie donc. Amphithéatre bien fait, où le personnel est super gentil et nous avons trouvé notre place rapidement, au milieu d'une volée de snow birds du Québec. Ne fait, environ un tiers de l'assistance (presque complet) était composée de partisans du Canadien. Match assez ordinaire, mais à quoi doit-on s'attendre cette année?
Par exemple, début de la deuxième période, mise au jeu, montée vers notre but. La rondelle est dans le but avant d'avoir annoncé qui commanditait cette période.
Il y a la mascotte Thunderbug.
Et enfin, quand l'équipe locale, gagne, on a droit à la vraie foudre dans l'aréna!
Mais en fait, nous aurions pu regarder le match sur la grande terrasse à l'extérieur. de l’amphithéâtre
Bon, c'est l'heure de retourner à la maison. Voyez notre chic stationnement. Je pense que quelqu'un habite la maison en arrière plan. en tout cas, la Jaguar à droite est à vendre.
* Le Canadien de Montréal est la meilleure équipe de sport au monde, point final. En fait, c'est de loin la plus titrée au hockey. Mais, ces années-ci...
Le Canadien a profité du passage de Laurence pour continuer leur propre grève dans la région.* Ils ont joué hier, je ne me souviens plus contre qui.
Comme il est possible de trouver sur Internet des billets de revendeur à des prix incroyables, nous avons cru bon de nous en procurer. Diane a opté pour la maison, de peur de vivre trop d'émotions fortes. Nous avons payé chacun 12$ notre billet, plus les frais habituels d'achat par Internet. En tout 35$ pour deux, plus 10$ de stationnement. À Montréal, on peut avoir le stationnement et une bière pour ce prix.
Mona Laurencia qui sourit de la sortie:
Bon, grosse sortie donc. Amphithéatre bien fait, où le personnel est super gentil et nous avons trouvé notre place rapidement, au milieu d'une volée de snow birds du Québec. Ne fait, environ un tiers de l'assistance (presque complet) était composée de partisans du Canadien. Match assez ordinaire, mais à quoi doit-on s'attendre cette année?
Par exemple, début de la deuxième période, mise au jeu, montée vers notre but. La rondelle est dans le but avant d'avoir annoncé qui commanditait cette période.
Il y a la mascotte Thunderbug.
Et enfin, quand l'équipe locale, gagne, on a droit à la vraie foudre dans l'aréna!
Mais en fait, nous aurions pu regarder le match sur la grande terrasse à l'extérieur. de l’amphithéâtre
Bon, c'est l'heure de retourner à la maison. Voyez notre chic stationnement. Je pense que quelqu'un habite la maison en arrière plan. en tout cas, la Jaguar à droite est à vendre.
* Le Canadien de Montréal est la meilleure équipe de sport au monde, point final. En fait, c'est de loin la plus titrée au hockey. Mais, ces années-ci...
samedi 25 février 2012
L'UQAM en grève.
Laurence, qui est en grève à Montréal, nous a rejoints hier. Première activité, la grève, enfin, la plage.
Il paraît que l'eau est très bonne. (20 degrés quand même).
Aujourd'hui, grosse sortie, nous sommes allés pour la première fois au sud de la baie de Tampa, à Sarasota. Pour s'y rendre, il faut utiliser le pont Sunshine Skyway. Comme on peut le voir c'est un pont à haubans, comme le pont de la 25 quoi. Il a été ouvert en 1987, pour remplacer un autre pont, détruit en 1980 lors d'une collision. Le bateau avait été déclaré entièrement responsable de l'accident à l'époque.
La personnalité vedette de Sarasota est John Ringling, un des cinq frères Bros., célèbres pour leurs cirques aux XIXe et XXe siècles.
Le John en question a fondé un musée du cirque, mais aussi d'art européen et asiatique, dans la ville (sujet d'une autre chronique), et a voulu créer un petit quartier de boutiques, saupoudré de statues grecques et romaines. Le projet a vu le jour longtemps après sa mort, mais ça y est : petit square rond avec les dites statues et boutiques.
Par exemple, Apollon et Robert (à droite sur la photo).
Il paraît que l'eau est très bonne. (20 degrés quand même).
Aujourd'hui, grosse sortie, nous sommes allés pour la première fois au sud de la baie de Tampa, à Sarasota. Pour s'y rendre, il faut utiliser le pont Sunshine Skyway. Comme on peut le voir c'est un pont à haubans, comme le pont de la 25 quoi. Il a été ouvert en 1987, pour remplacer un autre pont, détruit en 1980 lors d'une collision. Le bateau avait été déclaré entièrement responsable de l'accident à l'époque.
La personnalité vedette de Sarasota est John Ringling, un des cinq frères Bros., célèbres pour leurs cirques aux XIXe et XXe siècles.
Le John en question a fondé un musée du cirque, mais aussi d'art européen et asiatique, dans la ville (sujet d'une autre chronique), et a voulu créer un petit quartier de boutiques, saupoudré de statues grecques et romaines. Le projet a vu le jour longtemps après sa mort, mais ça y est : petit square rond avec les dites statues et boutiques.
Par exemple, Apollon et Robert (à droite sur la photo).
dimanche 12 février 2012
Comment peut-on dormir ?
Un séjour en Haïti, ça peut être dur pour le sommeil. Comment ne pas se demander comment aider?Comment ne pas chercher une solution magique?
Comme le dit un grand auteur en génie logiciel : « À tous les problèmes complexes, il y a une solution simple, rapide, peu coûteuse, et fausse. » C'est-à-dire qu'il y a quelqu'un pour suggérer, et habituellement tenter de vendre, une telle solution. S'il y a un problème complexe, c'est bien la situation en Haïti. J'aimerais mieux cependant qu'il y ait une simple et surtout rapide.
Il est difficile de ne pas aimer les Haïtiens, et impossible de ne pas vouloir les aider. Il est clair que les capacités des individus ne sont pas en cause. Si je peux me permettre un diagnostic basé sur trois jours de présence, c'est l'organisation qui n'y est pas. J'ai vu des quantités de gens s'activer à toutes sortes de choses, mais trop peu dans des collaborations à grande échelle qui produiraient à long terme. Comment met-on en place un système socio-économique complexe comme il y a chez nous? Mettez ici votre solution simple, rapide, etc.
Ce qui frappe surtout je dirais c'est l'existence de si grands contrastes qui se côtoient de si près. Dans la rue, la circulation est difficile à cause de l'état des rues, encombrées par autant de véhicules. Déjà la diversité des autos étonne, je ne m'attendais pas à autant ni à autant d'autos luxueuses. Les rues? Je n'en ai pas vu beaucoup. Ok, je fais l'intéressant, évidemment qu'il y a des rues, mais leur état demanderait une autre appellation que mon vocabulaire ne contient pas.
Les piétons illustrent encore plus ces grands contrastes. Des hommes en complets avec le sac à ordinateur sur l'épaule se promènent à côté des marchandes qui se rendent à leur trois mètres de trottoirs avec leur inventaire total de légumes dans un grand panier sur leur tête. Enfin, il n'y a pas de trottoir, disons à côté de la partie où circulent les autos quand il y a des gens qui marchent, et il y en a toujours.
On peut voir une boutique de vêtements griffés, et de l'autre côté de la rue, un camp de réfugiés, la chose la plus désolante. Il n'y a pas d'éclairage, pas d'électricité, pas de services sanitaires. Le camping sauvage, en pleine ville avec des centaines de voisins à un pas les uns des autres. Et la fin de semaine va durer. Pas de souci pour l'hiver? Il fait déjà une chaleur écrasante, et c'est début février.
Je vais me rappeler d'un petit marchand sur la rue avec qui j'ai échangé un regard. Moi, j'étais en veston cravate dans une auto avec chauffeur. Manifestement, j'étais quelqu'un d'important ;-). Après quelques secondes de ce regard, nous nous sommes échangés un salut de la main qui montrait bien l'un à l'autre que nous n'étions ni plus ni moins importants. C'est cette dignité dans l'allure et le regard des gens qui permet de dormir le soir.
Comme le dit un grand auteur en génie logiciel : « À tous les problèmes complexes, il y a une solution simple, rapide, peu coûteuse, et fausse. » C'est-à-dire qu'il y a quelqu'un pour suggérer, et habituellement tenter de vendre, une telle solution. S'il y a un problème complexe, c'est bien la situation en Haïti. J'aimerais mieux cependant qu'il y ait une simple et surtout rapide.
Il est difficile de ne pas aimer les Haïtiens, et impossible de ne pas vouloir les aider. Il est clair que les capacités des individus ne sont pas en cause. Si je peux me permettre un diagnostic basé sur trois jours de présence, c'est l'organisation qui n'y est pas. J'ai vu des quantités de gens s'activer à toutes sortes de choses, mais trop peu dans des collaborations à grande échelle qui produiraient à long terme. Comment met-on en place un système socio-économique complexe comme il y a chez nous? Mettez ici votre solution simple, rapide, etc.
Ce qui frappe surtout je dirais c'est l'existence de si grands contrastes qui se côtoient de si près. Dans la rue, la circulation est difficile à cause de l'état des rues, encombrées par autant de véhicules. Déjà la diversité des autos étonne, je ne m'attendais pas à autant ni à autant d'autos luxueuses. Les rues? Je n'en ai pas vu beaucoup. Ok, je fais l'intéressant, évidemment qu'il y a des rues, mais leur état demanderait une autre appellation que mon vocabulaire ne contient pas.
Les piétons illustrent encore plus ces grands contrastes. Des hommes en complets avec le sac à ordinateur sur l'épaule se promènent à côté des marchandes qui se rendent à leur trois mètres de trottoirs avec leur inventaire total de légumes dans un grand panier sur leur tête. Enfin, il n'y a pas de trottoir, disons à côté de la partie où circulent les autos quand il y a des gens qui marchent, et il y en a toujours.
On peut voir une boutique de vêtements griffés, et de l'autre côté de la rue, un camp de réfugiés, la chose la plus désolante. Il n'y a pas d'éclairage, pas d'électricité, pas de services sanitaires. Le camping sauvage, en pleine ville avec des centaines de voisins à un pas les uns des autres. Et la fin de semaine va durer. Pas de souci pour l'hiver? Il fait déjà une chaleur écrasante, et c'est début février.
Je vais me rappeler d'un petit marchand sur la rue avec qui j'ai échangé un regard. Moi, j'étais en veston cravate dans une auto avec chauffeur. Manifestement, j'étais quelqu'un d'important ;-). Après quelques secondes de ce regard, nous nous sommes échangés un salut de la main qui montrait bien l'un à l'autre que nous n'étions ni plus ni moins importants. C'est cette dignité dans l'allure et le regard des gens qui permet de dormir le soir.
mercredi 8 février 2012
Il ne faut pas confondre tourisme et émigration 2.
Autre sens, plus subtil du titre. Je ne veux pas encore faire beaucoup de commentaires sur ce que je vois ici à Port-au-Prince. Disons que ces 24 premières heures sont une grande expérience pour moi. Je veux bien y revenir pour la deuxième partie du cours dans quelques semaines, mais je ne crois pas que j'en ferai une habitude. Pas nécessairement pour des raisons liées au pays cependant. Je n'ai pas l'âge pour ça, et mon plan de semi-retraite ne prévoit pas de me lancer dans des grands projets du type visites régulières ici.
Quand même, je vais y aller de clichés qu'on entend souvent il me semble. Comme c'est ma première visite, je ne mesure pas vraiment ce qui a été démoli par le séisme. Ce qu'on voit cependant, c'est beaucoup de débris dans les rues et alentour.
Ce qu'on remarque aussi immédiatement, c'est la bonne humeur des gens, leur chaleur, et une grande animation dans la rue. Je parlerai de la circulation une autre fois, quand j'aurai repris mes esprits.
Voici quelques photos du campus de l'université INUQUA, où j'enseigne cette semaine. Je n'ai que mon ordinateur comme appareil photo, ce n'est pas fameux. Le campus ne paie pas de mine non plus, mais n'oublions pas que tout ce qu'on voit a été construit à la hâte pour remplacer le bâtiment rendu inutilisable par le tremblement de terre. Plus important encore, le cours que je donne ici est exactement le même que ce que je donne à l'UQAM. Évidemment, ce ne sont pas les pelouses et l'architecture qui comptent, ce sont les étudiants, et je veux bien l'admettre, les professeurs.
Donc, la cafétéria/terrasse.
Le bâtiment administratif.
Les laboratoires d'informatique.
Les chèvres, qu'on ne voit pas très bien, croyez-moi, elles sont là.
Quand même, je vais y aller de clichés qu'on entend souvent il me semble. Comme c'est ma première visite, je ne mesure pas vraiment ce qui a été démoli par le séisme. Ce qu'on voit cependant, c'est beaucoup de débris dans les rues et alentour.
Ce qu'on remarque aussi immédiatement, c'est la bonne humeur des gens, leur chaleur, et une grande animation dans la rue. Je parlerai de la circulation une autre fois, quand j'aurai repris mes esprits.
Voici quelques photos du campus de l'université INUQUA, où j'enseigne cette semaine. Je n'ai que mon ordinateur comme appareil photo, ce n'est pas fameux. Le campus ne paie pas de mine non plus, mais n'oublions pas que tout ce qu'on voit a été construit à la hâte pour remplacer le bâtiment rendu inutilisable par le tremblement de terre. Plus important encore, le cours que je donne ici est exactement le même que ce que je donne à l'UQAM. Évidemment, ce ne sont pas les pelouses et l'architecture qui comptent, ce sont les étudiants, et je veux bien l'admettre, les professeurs.
Donc, la cafétéria/terrasse.
Le bâtiment administratif.
Les laboratoires d'informatique.
Les chèvres, qu'on ne voit pas très bien, croyez-moi, elles sont là.
mardi 7 février 2012
Dur le disque
Cette fois, une aventure informatique. Le mercredi 24 janvier, Office (Word, mon courriel, etc.) cesse de fonctionner. Comme j'ai accès à un service de courriel web, je peux envoyer et recevoir des messages, mais je n'ai plus accès aux anciens messages, ni aux adresses de tout le monde. J'ai aussi un équivalent d'Office, qui s'appelle Open Office, qui est gratuit.
Le 25, je commence à constater des ralentissements inhabituels dans les opérations. On me fait attendre sans raison apparente pour des durées déplaisantes.
Le samedi 27, je décide de redémarrer l'ordi dans l'espoir qu'il reprendra ses esprits. Erreur, il les a perdus. Ça ne démarre pas!
Le dimanche 28, comme il n'y a plus rien de sacré que l'ordinateur, j'ai une longue conversation avec une aimable experte de chez Apple. Elle me fait essayer toutes sortes de moyens de ressusciter l'objet. Avec des combinaisons savantes de touches, j'essaie tout sauf le bouche à bouche pour redémarrer. Il est décidé finalement de me donner rendez-vous au magasin Apple de Tampa où un « génie » (ils les appellent comme ça) va examiner l'ordi.
Impressionnant quand même ce magasin, quelques dizaines de génies se promènent, chacun avec sa spécialité, et offre ses services au visiteur. Pour les rendez-vous, il faut attendre son tour. Après 35 minutes de retard, c'est à moi. Je m'attend à ce que les génies résolvent mon problème. Le génie lit le rapport enregistré dans les nuages, et déclare qu'il faut tout simplement changer le disque dur. À ce moment, je me vois payer 300$ et perdre toutes mes données. Je laisse aller, on ne sait jamais. En effet, cet ordinateur appartenant à l'UQAM, il est sous garantie prolongée, quelle sagesse, et ça ne coûte rien.
Bon, et les données? Nous ne faisons rien ici, allez chez Best Buy, ils offrent le service de récupération.
On me redonne rv deux jours plus tard pour reprendre l'ordi avec un nouveau disque. Chez Best Buy, on m'explique que pour 80$, on va tenter de récupérer les données.
Le mercredi 31, on m'appelle, je retrouve mon ordi. Ou est-ce bien le même? Il est comme neuf en fait, il ne me reconnaît plus, je dois lui dire que je parle français, télécharger Firefox et tout. À tout hasard, je demande au nouveau génie que je vois cette fois ce qu'il suggère pour récupérer les données du disque dur malade qu'il me remet quand même, comme une vieille plaque de freins au garage. Il appert qu'il existe un bidule dans lequel on peut brancher un disque dur et qui pourrait ainsi être reconnu et lu par l'ordi. Chez Best Buy, on ne vend pas ce bidule, mais on me dit que ça coûte environ 60$. Dilemme : 60$ pour tenter ma chance tout seul, ou 80$ pour laisser faire les experts? Je magasine un peu et c'est finalement 9:95$ que je débourse pour le Hard Disk Enclosure (la partie pédagogique du blog). L'installation fébrile du machin s'avère un succès! Je récupère toutes les données créées par moi.
Malheureusement, pas encore la musique sur iTunes, ni les photos, et toujours pas les courriels et leurs adresses. Quand même la plupart de ce que j'avais préparé pour mon voyage et mon cours en Haïti, qui commence aujourd'hui. Me voici d'ailleurs écrivant ceci en attendant mon premier vol, à Tampa. La suite de cette aventure Haïtienne bientôt!
Le 25, je commence à constater des ralentissements inhabituels dans les opérations. On me fait attendre sans raison apparente pour des durées déplaisantes.
Le samedi 27, je décide de redémarrer l'ordi dans l'espoir qu'il reprendra ses esprits. Erreur, il les a perdus. Ça ne démarre pas!
Le dimanche 28, comme il n'y a plus rien de sacré que l'ordinateur, j'ai une longue conversation avec une aimable experte de chez Apple. Elle me fait essayer toutes sortes de moyens de ressusciter l'objet. Avec des combinaisons savantes de touches, j'essaie tout sauf le bouche à bouche pour redémarrer. Il est décidé finalement de me donner rendez-vous au magasin Apple de Tampa où un « génie » (ils les appellent comme ça) va examiner l'ordi.
Impressionnant quand même ce magasin, quelques dizaines de génies se promènent, chacun avec sa spécialité, et offre ses services au visiteur. Pour les rendez-vous, il faut attendre son tour. Après 35 minutes de retard, c'est à moi. Je m'attend à ce que les génies résolvent mon problème. Le génie lit le rapport enregistré dans les nuages, et déclare qu'il faut tout simplement changer le disque dur. À ce moment, je me vois payer 300$ et perdre toutes mes données. Je laisse aller, on ne sait jamais. En effet, cet ordinateur appartenant à l'UQAM, il est sous garantie prolongée, quelle sagesse, et ça ne coûte rien.
Bon, et les données? Nous ne faisons rien ici, allez chez Best Buy, ils offrent le service de récupération.
On me redonne rv deux jours plus tard pour reprendre l'ordi avec un nouveau disque. Chez Best Buy, on m'explique que pour 80$, on va tenter de récupérer les données.
Le mercredi 31, on m'appelle, je retrouve mon ordi. Ou est-ce bien le même? Il est comme neuf en fait, il ne me reconnaît plus, je dois lui dire que je parle français, télécharger Firefox et tout. À tout hasard, je demande au nouveau génie que je vois cette fois ce qu'il suggère pour récupérer les données du disque dur malade qu'il me remet quand même, comme une vieille plaque de freins au garage. Il appert qu'il existe un bidule dans lequel on peut brancher un disque dur et qui pourrait ainsi être reconnu et lu par l'ordi. Chez Best Buy, on ne vend pas ce bidule, mais on me dit que ça coûte environ 60$. Dilemme : 60$ pour tenter ma chance tout seul, ou 80$ pour laisser faire les experts? Je magasine un peu et c'est finalement 9:95$ que je débourse pour le Hard Disk Enclosure (la partie pédagogique du blog). L'installation fébrile du machin s'avère un succès! Je récupère toutes les données créées par moi.
Malheureusement, pas encore la musique sur iTunes, ni les photos, et toujours pas les courriels et leurs adresses. Quand même la plupart de ce que j'avais préparé pour mon voyage et mon cours en Haïti, qui commence aujourd'hui. Me voici d'ailleurs écrivant ceci en attendant mon premier vol, à Tampa. La suite de cette aventure Haïtienne bientôt!
dimanche 29 janvier 2012
Il ne faut pas confondre tourisme et émigration.
Pardonnez ce silence.
C'est l'histoire d'un gars qui arrive devant Saint-Pierre. Celui-ci lui demande s'il veut aller au ciel ou en enfer. Étonné d'avoir le choix, le loustic demande à visiter d'abord. Au ciel, c'est paisible, on s’assoit sur des nuages, on chante des cantiques. En enfer, c'est le club Med : la plage, les drinks, les belles filles, etc. Le type dit alors à St-Pierre qu'il choisit l'enfer. Vous êtes certain? Bien sûr. Comme vous voulez. Alors le nouveau retourne en enfer, et alors on l'enchaîne, on le fouette, il fait 60 Celsius, et il doit pelleter du charbon 17 heures par jour. Évidemment notre héros se plaint : ce n'est pas du tout ce qu'on m'avait montré. Lucifer de répondre : mon ami, il ne faut pas confondre tourisme et émigration.
L'an dernier, nous étions locataires, on ne nous a rien demandé. Cette année, nous sommes propriétaires. On m'a demandé de participer à l'activité de nettoyage des corridors. Comme c'est la Floride, les dits corridors sont à l'air libre, et ils se salissent. Surtout qu'ils n'ont probablement jamais été nettoyés.
Comme ce blog se veut en partie pédagogique, et je vous sens impatient de savoir comment on fait, le processus consiste à : souffler les détritus volatils avec une souffleuse à feuilles, appliquer un mélange javellisé sur les taches et les frotter les taches, gratter les gommes sur le sol et dans les marches, faire le nettoyage proprement dit (et fait) avec une machine à pression de qualité industrielle. Passionnant, je vous l'avait dit.
En tout cas, il y a un pecking order ("chaîne de dénigrement" selon le Grand dictionnaire!) : gratter les gommes, javelliser, frotter, souffler et nettoyer. Vu la situation, j'ai eu droit aux tâches les plus nobles assez souvent merci.
Comme il y a deux côtés et trois étages, j'en ai eu, avec de l'aide, mais plutôt buissonnière, pour cinq heures lundi et autant mardi. Je pense avoir la paix pour quelques semaines, à moins qu'on ne trouve qu'on ne peut pas se passer d'un tel travailleur.
Le blog devrait être plus régulier dorénavant, j'ai deux autres sujets en banque : la lecture et le vélo.
C'est l'histoire d'un gars qui arrive devant Saint-Pierre. Celui-ci lui demande s'il veut aller au ciel ou en enfer. Étonné d'avoir le choix, le loustic demande à visiter d'abord. Au ciel, c'est paisible, on s’assoit sur des nuages, on chante des cantiques. En enfer, c'est le club Med : la plage, les drinks, les belles filles, etc. Le type dit alors à St-Pierre qu'il choisit l'enfer. Vous êtes certain? Bien sûr. Comme vous voulez. Alors le nouveau retourne en enfer, et alors on l'enchaîne, on le fouette, il fait 60 Celsius, et il doit pelleter du charbon 17 heures par jour. Évidemment notre héros se plaint : ce n'est pas du tout ce qu'on m'avait montré. Lucifer de répondre : mon ami, il ne faut pas confondre tourisme et émigration.
L'an dernier, nous étions locataires, on ne nous a rien demandé. Cette année, nous sommes propriétaires. On m'a demandé de participer à l'activité de nettoyage des corridors. Comme c'est la Floride, les dits corridors sont à l'air libre, et ils se salissent. Surtout qu'ils n'ont probablement jamais été nettoyés.
Comme ce blog se veut en partie pédagogique, et je vous sens impatient de savoir comment on fait, le processus consiste à : souffler les détritus volatils avec une souffleuse à feuilles, appliquer un mélange javellisé sur les taches et les frotter les taches, gratter les gommes sur le sol et dans les marches, faire le nettoyage proprement dit (et fait) avec une machine à pression de qualité industrielle. Passionnant, je vous l'avait dit.
En tout cas, il y a un pecking order ("chaîne de dénigrement" selon le Grand dictionnaire!) : gratter les gommes, javelliser, frotter, souffler et nettoyer. Vu la situation, j'ai eu droit aux tâches les plus nobles assez souvent merci.
Comme il y a deux côtés et trois étages, j'en ai eu, avec de l'aide, mais plutôt buissonnière, pour cinq heures lundi et autant mardi. Je pense avoir la paix pour quelques semaines, à moins qu'on ne trouve qu'on ne peut pas se passer d'un tel travailleur.
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